Vendredi, 25 février 2011
Vendredi ! Cher vendredi brumeux aux gens bourgeonneux. Pourtant j’étais d’humeur joyeuse. Monsieur Soleil fait ton apparition au plus sacrant parce qu’il y a une marre de personnes bourgeonneuses qui auraient bien besoin d’une cure de bonne humeur.
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© Isi Photographie Les "plos" pour ne pas dire bloc, puisque L insiste sur les "plos" et ça persistera jusqu'à la fin... |
Déjà ce matin, en arrivant au travail tout va bien. M doit se préparer à vitesse accélérée à 200% puisque cette dernière aime bien traîner à la rêvasserie. Bottes, veste (pour ne pas dire manteau…), bonnet (pour ne pas dire tuque…), gants et hop dehors. Ah oui ! Le casque pour le vélo (pour ne pas dire bicyclette…) et la voilà partie à la sauvette pendant que je monte les escaliers avec L devant et M crie au travers de la porte : «
- Babel vient voir !
- (Ah non ! C’n’est pas vrai qu’est-ce qui peut bien y avoir…) Oui M, qu’est-ce qu’il y a ?
- Bien regarde, me dit-elle en regardant le vélo.
- Oui, c’est ta bicyclette, qu’est-ce qui ce passe ?
- La chaîne est brisée.
- Tu y vas à pied alors.
- Ah ça non alors pas question, je vais être encore plus en retard.
- Tu y vas maintenant et c’est tout.
- Non mais… ! J’pourrai pas y aller tranquillement !
- Et alors… ??? Tu y vas maintenant et c’est bien comme ça tu ne traîneras pas en chemin. »
Elle finit par y aller et Babel la nounou se fait, encore, pour la méchante parce que M n’a pas eu ce qu’elle voulait faute à la chaîne déboîtée de son mécanisme de fonction. Le temps que j’aurai pris à remettre en place cette chaîne aurait pris je ne sais combien de temps alors j’ai préféré l’envoyer à pied.
Ensuite, en montant l’escalier, L est déjà rendue dans le séjour et me dit : «
- Babel, regarde Gampi et Ciboulette (deux des trois chats, ils bougent leur queue en même temps.
- (Comme si je pouvais regarder à travers les murs…) Oui, oui !
- Vite, regarde, regarde ! insista L de plus en plus.
- (Rendue en haut de l’escalier) Ah oui regarde… !
- J’aimerai avoir un sandwich au fromage d’Italie et je peux regarder la télé ?
- Peut-être.
- Est-ce que je peux avoir un sandwich au fromage d’Italie et je peux regarder la télé s’il te plaît Babel ?
- Oui, juste un peu pour la télé, lui dis-je en enlevant mon manteau.
- Ça vient ce sandwich ?
- Oui, oui, il est en route, laisse-moi le temps d’arriver s’il te plaît.
Intense arrivée ! Vivement un peu la télé pour faire tomber la tension. Juste pour dire que j’en suis rendue là… A calmer les jeunes avec la télé… C’est vraiment grave ce que je fais et je crois que c’était une des solutions, venue de L, qui me semblait pas mal et vaut mieux tôt dans l’avant-midi parce que plus tard dans la matinée je ne lui aurai pas permise.
Au dîner, j’ai droit, de la part de M et pour une deuxième fois de suite, un petit tour d’actualité internationale. M me parle donc de la situation en Libye et en Afrique (Tunisie et Egypte). En tout cas, si la situation continue comme présentement, nous aurons droit à un joli cours de géographie gratuit de l’Afrique à travers les médias.
Par la suite, après le travail que je dois me rendre à Berne. Je prends le train à partir d’Ins. Je me fais la réflexion que ça fais un moment que je n’ai pas vu la binette de ces chers contrôleurs de billets de train… C’est alors que je me munis d’un billet demi-tarif dont j’ai acquis il y a deux jours. Bien assise et installée dans le train, ne voilà pas qui est-ce qui demandent de sortir les titres de transport (c’est-à-dire billet) : les fameux contrôleurs de billets dans les trains où il y est inscrit « Self-control » qui me rappelle les restaurants « self-services » où il faut chercher soi-même la « bouffe », mais pour ce cas-ci, le billet. Puis lorsque l’on n’a pas de billet, une amende de 80.- CHF si l’on peut payer de suite sinon celle-ci augmente de 20 francs suisses dont au total 100.- CHF et que l’on recevra la facture, dans les jours qui suivent, à la maison. Je me dis à chaque fois (dans ma tête bien sûr !) : « Yes ! J’ai bien fait de prendre un billet ! » Pour ensuite arrivée à destination : Berne !
Berne ? Pourquoi dois-je déjà aller à Berne ? Ah oui ! Un contrôle pour mon nerf sciatique étant blessé à partir du genou comme une corde qui est presqu’en fin de vie et ne tenant qu’à un fil… Je me rends à l’hôpital universitaire de l’Île de Berne et annonce mon arrivée. J’attends une dizaine de minutes. Ce qui me surprend c’est qu’ils sont d’une ponctualité étonnante ainsi que dans les derniers rendez-vous. Avec la médecin, je parle des changements que j’ai remarqué au courant des derniers mois. Je lui ai dit que je peux bouger mon pied de quelques millimètres vers le côté ainsi que vers le haut. Elle a voulu vérifier parce que la dernière fois que j’y avais été, il n’y avait eu aucun changement. Tu aurais dû voir son visage. Elle m’a même dit qu’elle commençait à ne plus y croire et que la nature est quand même de notre côté. Il faut bien croire que la patience paie avec le temps. Je sais qu’il m’en faudra encore beaucoup et je crois que ça vaut la peine d’attendre, même si cela prend des années. Au fond de moi, quelque chose me dit qu’il va revenir de lui-même et même si je crois que je suis la seule à y croire, je serai alors la seule. Dire que ça va bientôt faire deux ans tout ça. Je ne demande que le mieux.
Alors je repars de cet hôpital avec le sourire et une belle nouvelle positive. En prenant l’ascenseur, deux personnes (supposant père et fille) entrent en discutant entre elles et me prennent, en tant que tierce personne, dans leur conversation concernant la perte poids, les mauvais médicaments en circulation ainsi que d’avoir un médecin de confiance. Ils m’ont raconté des trucs dont je ne m’y attendais pas. Je les écoute tout en les accompagnants un bout vers la station de bus. Il faut croire qu’ils avaient besoin d’une oreille attentive…
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© Isi Photographie En attendant le train à la gare de Berne, un rare moment où désertent les trains. |
Retournant à la maison, toujours en train, la voix féminine annonce la bienvenue aux passagers ainsi qu’un sondage sur le type de billet utilisé ainsi que la destination de départ et finale. Il me semble que dans les derniers six mois, lorsque je prenais le train, en allant ou revenant de Berne, quelques sondages ont été effectués, dont un faussé… mais ça c’est une autre histoire dont je vous ai déjà racontée.