« Profiter du chocolat avant que sa qualité ne baisse
CACAO. A deux jours de l’ouverture du Salon de Paris, l’avenir des produits de masse risque de s’assombrir.
Vu l’engouement suscité par le premier Salon international des chocolatiers à Genève, le week-end dernier (quelques 4000 gourmands s’y sont pressés), la consommation de la fondante douceur n’est pas près de baisser. Bien au contraire : elle est en hausse dans les pays émergents comme la Chine et le Brésil. Mais le cacao se fait de plus en plus rare. Ce qui a trois conséquences : son prix va augmenter fortement d’ici 2050, les industriels fourniront un chocolat de moindre qualité et le clivage entre le haut de gamme et les produits de masse va s’accroître. « Tout ça est déjà en cours. Les industriels dépassent souvent 5% d’adjonctions autres que le beurre de cacao, autorité par la loi, regrette Marc-André Cartier, chocolatier. Nous, les artisans, ne fabriquons que 3% du volume du chocolat dans le monde et, donc, notre avis n’est hélas pas pris en compte. »
Pour parer au manque de cacaoyers, un hybride, le CCN 51 (ou Don Homero, a été planté au Pérou et en Equateur. Cet arbre est certes plus productif et plus résistant, mais il donne des fèves moins parfumées. En attendant la baisse inéluctable de la qualité du chocolat industriel, direction Paris, où le Salon du Chocolat fera rêver les gourmets, du 20 au 24 octobre à la Porte de Versailles. – CAROLINE GOLDSCHMID »
Source : Profiter du chocolat avant que sa qualité ne baisse, Caroline GOLDSCHMID, 20 Minutes, Mardi le 18 octobre 2011, Page 23.