Intimider :
Remplir (qqn) de peur, en imposant sa force, son autorité (effrayer)
Remplir involontairement de timidité, de gêne (effrayer, troubler)
Source : Le Robert Micro
J'ai vu, comme des milliers d'autres, la
vidéo de Jade, une adolescente de quinze ans. J'ai appris le suicide de
Marjorie, âgée de 15 également. Ces deux filles ont été victimes d'
intimidation à un tel point qu'elles ne sont plus de ce monde. L'
intimidation est plus fréquent que l'on pense. Personne n'est intervenu. Personne n'a réagit. Nous réagissons toujours lorsqu'ils est trop tard, lorsque le mal est déjà fait. Beaucoup de vidéos ont été postés après la mort de Marjorie pour dénoncer l'intimidation au Québec. Celle de
Laurent Paquin, humoriste Québécois, a fait le buzz sur
Youtube. Alors agissons dès maintenant pour éviter que ça reproduise. Il ne faut pas en arriver là et c'est le pourquoi de cette note.
Je me rappelle au primaire lors d'une pause et il faisait beau soleil pour jouer dehors. Je me suis fait cracher dessus. J'ai dénoncé la personne en question dont je tairai le nom. Ce que j'ai eu : des excuses. Lorsque la professeur a demandé à cette personne le pourquoi du geste et elle a répondu que c'était la faute du vent. Il n'y avait aucun vent cette journée-là... Excuse bidon selon moi... Ce geste a été volontairement fait et encourager par les autres personnes de la cours de récréation. Elles ont bien rigolé, mais pas moi. Un geste gratuit pour me faire savoir que je ne suis qu'une moins que rien. Je peux vous dire, même encore aujourd'hui, l'endroit où ça c'est passé. Dire que cette personne, dont je tais le nom, a certainement oublié son geste.
Au secondaire, je me souviens d'avoir retrouvé mon cadenas plein de gomme à mâcher (chiklets pour d'autre) ainsi que de la colle et de la salive dessus juste après la fin des cours où il fallait se dépêcher pour ne pas rater son autobus jaune. Le cadenas était tellement dégueulasse que je n'ai même pas pu l'ouvrir. Je suis donc allée au secrétariat et ai demandé s'il y avait moyen d'ouvrir mon casier pour que je récupère mes affaires. J'ai expliqué à la directrice ce qui se passe et le concierge a coupé mon cadenas complètement irrécupérable. L'idée de ce geste était certainement que je ne rentre pas chez moi en me faisant manqué mon autobus et que je ne barre pas mon casier pour me faire voler mes cahiers d'école pour que je ne puisse pas continuer à étudier. La directrice m'a "prêté" un cadenas dont je n'ai jamais rendu. Elle m'a demandé de faire une liste des personnes potentielles qui auraient pu poser ce geste. Je n'ai jamais réussit à faire cette liste puisque je ne sais, même aujourd'hui, qui aurait bien pu commettre cela juste pour que je manque mon autobus partant le premier. Donc, je n'ai pas été voir la diretrice, même sans liste parce que j'avais peur que ce genre de geste se reproduise. La directrice n'a pas cherché à me recontacter pour régler ce problème. Je ne dis pas bravo à cette directrice. Je sais que tu, toi qui lit ceci, ne considèreras pas cet acte comme une intimidation mais je le considère comme tel. Je me demandais :
Cette directrice m'a racompagné chez moi. Je n'ai pas téléphoné chez moi et ça ne m'avais pas traverser l'esprit. Mes parents m'attendaient assis à la table de la cuisine. Je leur ai expliqué ce qui était arrivé et ils ont compris pourquoi mais n'ont pas plus réagit. Il m'ont juste dit de téléphoner la prochaine fois et qu'un des deux viendrait me chercher. Je n'ai pas été disputée et n'ai eu aucune punition (ça aurait été de trop...). Le lendemain matin, je suis retournée à l'école en montrant, malgré ce geste posé, que j'étais toujours et encore là. Je n'ai pas demandé à changer de classe, ni d'école. Si je l'avais fait, j'aurai donné raison à toutes ses personnes ayant commis le geste du cadenas. Je me suis questionnée pendant des mois pour me demander pourquoi m'a-t-on fait ça et surtout pourquoi moi? Que les gens qui intimident, les plus faibles qu'eux, m'expliquent leur geste dont je ne vois aucunement l'utilité. Après cet incident, je n'ai plus subi ce genre d'incident. Malgré ce, j'ai tenu mon bout et ai avancé sur mon chemin.
Si, un jour, j'ai pu blessé ne serait-ce qu'une personne avec des propos, des paroles que j'ai pues dire ou des mots écrits et qui t'ont intimidé toi qui me lit : JE TE DEMANDE PARON! JE M'EXCUSE ! Je sais que tu vas t'en rappeller toute ta vie et je le regrette fortement. J'aimerai que tu me le fasses savoir si un jour je t'ai blessé.
Je précise que l'intimidation atteint principalement les adolescents mais pas que. Il y a même de l'intimidation au niveau collégial et universitaire ainsi que dans le milieu professionnel. Peu de cas sont dénoncés et l'intimidation reste de l'intimidation et atteint beaucoup la confiance en soi. Il faut agir. J'agis à ma façon en publiant cette note où je dénonce l'intimidation. Je dénonce les gens qui voient d'un mauvais oeil la différence de l'autre en disant les
phrases banales et trop souvent répétés auprès des personnes auxquelles ils veulent "dédier" ses phrases :
"T'as vu comment elle est habillé, c'est trop démodé!"
"Grosse vache" (le nombre de fois que je l'ai entendu... aujourd'hui j'ai envie de répondre : "Meeeuuuuh, n'oublis pas que je fabrique du lait dont tu mets dans ton café à tous les matins ou que tu utilises pour boire ton bon chocolat chaud")
"Espèce de con" ou "Espèce de conne"
"Osti que c'est laid"
"T'as vu elle a changé de coiffure, ah ce que c'est laid."
Ces phrases dites d'une manière méchante et ces personnes pensent qu'on ne les entends pas. Je dénonce ses personnes faisant sentir aux autres qu'ils ne sont des moins que rien au point de perdre confiance et de se sentir complétement inutile. Tellement inutile que l'on arrive à ce demander comment changer pour plaire aux autres et c'est justement ce qu'il ne faut pas faire. Je sais que c'est plus simple écrit comme ça que dans le quotidien. Il n'est jamais évident de se remettre en question et de se trouver. Je dis à ces gens aux paroles intimidantes que vous rendez ces personnes (celles qui gardent espoir et qu'elles croient en elles-mêmes), en quelque sorte, plus forte et elles avancent en se remettant en question et ce n'est que pour le meilleur. C'est le seul point positif que je vois dans toute cette histoire d'intimidation.
Aujourd'hui, j'ai fait mon bout de chemin et je suis contente d'être rendue là où je suis. Grâce à ses événements, dont je n'ai pas oublié, j'en ai fait une force me permettant d'avancer. Je m'en suis servie pour surmonter des épreuves encore plus difficiles. Alors je dis :
STOP A L'INTIMIDATION !!!
P.S. Pour voir les vidéos dont j'ai mentionnés, clique sur les mots colorés.