Titre : « L’appel de l’ange » Editions : XO Editions
Editions de poche : POCKET
Nombre de pages : 462
Résumé : « Dans leur téléphone, il y avait toute leur vie…
New York. Aéroport Kennedy.
Dans la salle d’embarquement bondée, un homme et une femme se télescopent. Madeline et Jonathan ne s’étaient jamais rencontrés, ils n’auraient jamais dû se revoir. Mais en ramassant leurs affaires, ils ont échangé leurs téléphones portables. Lorsqu’ils s’aperçoivent de leur méprise, ils sont séparés par 10 000 kilomètres : elle est fleuriste à Paris, il tient un restaurant à San Francisco.
Cédant à la curiosité, chacun explore le contenu du téléphone de l’autre. Une double indiscrétion et une révélation : leurs vies sont liées par un secret qu’ils pensaient enterré à jamais… »
Ma critique : Avez-vous déjà perdu vos clés ? Moi oui ! Jusque là, il n’y a rien de dramatique a perdre un trousseau de clés- Ce trousseau peut contenir bien des secrets mais qui est-ce qui cherche vraiment à se renseigner à qui l’appartenance ? Qui est-ce qui cherche réellement à récupérer ses clés ? Ses questions m’emmènent à vous poser la question suivante : avez-vous déjà perdu votre téléphone portable (natel, cellulaire) ? Imagines qu’une personne le trouve et s’en empare par erreur. Puis, cette personne se rend compte que ce n’est pas son téléphone portable et par simple curiosité, trop forte pour résister à la tentation, fouille votre portable. C’est ce que raconte L’appel de l’ange de Guillaume Musso. Un bouquin où s’enchaînent les péripéties que je n’ai pas eu le temps de m’ennuyer. Je me suis prise au jeu de la curiosité que j’ai dû m’obliger à poser le bouquin et à faire quelques pauses.
Avec un tel sujet, l’échange de portable (voire perte de portable), des millions de scénarios sont possibles. Juste à y penser, je m’imagine les pires. Guillaume Musso traite un sujet urbain, d’actualité touchant des millions de gens. Cet objet qu’est le téléphone portable et dont plusieurs d’entre nous ne peuvent s’en passer et Musso le compare même au « doudou de votre enfance ». Dans le prologue, Musso vous met en situation et vous laisse imaginer cette situation vous arrivant à vous. Quelques pages (à peine deux), plus loin, l’histoire débute avec des images que vous avez en tête, après avoir lu le prologue, et l’auteur t’emmène complètement ailleurs. Complètement ailleurs de ce que tu pouvais imaginer tout au long de la lecture de ce bouquin.
Que ferais-tu si tu trouves un téléphone portable ? Vérifierais-tu à qui il appartient ? Fouinerais-tu dans le téléphone de cette personne à tel point d’en faire une enquête ?
Que ferais-tu si tu perdais ton téléphone portable ? Reverrais-tu, mentalement, tous les lieux où tu aurais pu le laisser traîner ? Espérerais-tu que la personne qui l’aurait trouvé n’a pas fouiné ton téléphone portable ? Rechercherais-tu ton téléphone portable ou tu t’en offrirais un neuf après l’avoir déclaré à l’assurance ?
Dans tous les cas, « L’appel de l’ange » de Guillaume en aura fait réfléchir certain, dont moi la première. Je suggère ce livre dont vous ne pourrez vous passer jusqu’au dernier mot. Un bouquin à avoir sous la main pour passe un beau moment.
P.S. Il faut aussi savoir s’arrêter et mettre un terme à la curiosité, à sa curiosité !